Après les épisodes de pluie et de vent, un pic de nuisance de moustiques sur le littoral méditerranéen

 

À la suite des fortes précipitations et des vents marins enregistrés depuis le 30 septembre, d’importantes éclosions de moustiques communs ont été observées sur plus de 6000 ha du littoral méditerranéen. Du 1er au 9 octobre, l’EID Méditerranée a mobilisé l’ensemble de ses moyens d’intervention pour traiter les zones identifiées. Malgré cette mobilisation rapide, des moustiques adultes provoquent actuellement d’importantes nuisances. Le Gard, l’Est de l’Hérault et les Bouches-du-Rhône sont les départements les plus concernés par ces nuisances.

Des conditions météorologiques favorables à des éclosions massives

Depuis le 30 septembre, les fortes précipitations, conjuguées aux vents marins, ont entraîné une montée rapide des niveaux d’eau dans les zones humides littorales. Ces mises en eau ont déclenché des éclosions massives de moustiques communs, principalement des espèces Aedes caspius et Aedes detritus. Leurs larves peuvent atteindre plusieurs milliers d’individus par mètre carré.

Une mobilisation rapide pour traiter les zones concernées

Du 1er au 9 octobre, les équipes de l’EID Méditerranée sont intervenues sur l’ensemble des surfaces identifiées, en combinant les moyens aériens et terrestres : avions, hélicoptères, drones et équipes au sol.
L’objectif est d’éliminer les larves avant leur transformation en moustiques adultes. Cette intervention doit être réalisée dans des délais très courts : avec des températures encore élevées pour la saison, le développement larvaire peut s’achever en moins de dix jours.
Les opérations ont été adaptées en permanence aux conditions météorologiques. Le vent, le brouillard et la couverture nuageuse ont notamment pu limiter les possibilités d’intervention.

Pourquoi des moustiques sont-ils encore présents malgré les traitements ?

Malgré les interventions réalisées sur l’ensemble des zones identifiées, un traitement ne permet jamais d’éliminer 100 % des larves, quelles que soient les conditions. Au regard des densités exceptionnellement élevées observées lors de cet épisode, et de l’ampleur des surfaces concernées, seule une faible proportion de larves ayant survécu aux traitements suffit à provoquer, après émergence, des nuisances importantes.
Par ailleurs, le moustique-tigre reste actif en ce début d’automne, et les pluies ont également favorisé les conditions propices à son développement.

Une surveillance qui se poursuit

Les nuisances liées à cet épisode devraient progressivement diminuer avec la disparition naturelle des moustiques adultes.L’EID Méditerranée poursuit la surveillance des zones humides et reste mobilisée pour limiter les nuisances subies par les habitants du littoral méditerranéen

Direction générale – Pôle Communication : 04 67 63 67 63
Adresse mail : eid.med@eid-med.org
Montpellier, le 16 octobre 2026

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