Conseil municipal : Un budget 2026 maîtrisé, responsable et tourné vers l’intérêt général
Réuni le 27 avril, le conseil municipal de Saint‑Just a adopté à la majorité son budget primitif 2026, ainsi que d’autres points à l’image de la création de commissions extra-municipales ou encore la mise en place du droit de préemption.
D’un montant de 3,86 millions d’euros, celui-ci s’inscrit dans une trajectoire de redressement et de maîtrise financière.
Présenté par Souhila Colomines, adjointe au Maire en charge des Finances et des Ressources humaines, ce premier budget de la nouvelle équipe municipale est un budget de transition qui affirme des choix clairs : préparer l’avenir sans rompre l’équilibre, maîtriser les dépenses, garantir une fiscalité juste et continuer à investir pour améliorer le cadre de vie et les services pour les Saint-Justois, malgré un contexte national toujours contraint.
Rendez-vous est donné le 21 mai prochain pour une réunion publique consacrée aux finances, qui permettra d’également partager toutes les informations directement avec les Saint-Justois, afin d’en permettre une lisibilité améliorée.
Un budget voté dans un contexte financier exigeant mais assaini
Le vote du budget primitif 2026 est intervenu après une séquence budgétaire structurante intégrant l’adoption préalable du Compte financier unique (CFU) 2025, présenté par l’élue déléguée aux Finances, pour « une vision consolidée des résultats de l’exercice précédent avant d’engager les prévisions budgétaires ».
Un point qui a également permis de revenir sur les difficultés traversées : « Entre 2023 et 2024, les collectivités locales ont subi de plein fouet une inflation exceptionnelle qui a eu un impact sur le coût de l’énergie et des matières premières. À cela se sont ajoutées les décisions nationales et un contexte local inédit. L’exercice 2024 avait été clos sur des chiffres défavorables. Cependant, malgré ces circonstances exceptionnelles, les services et les élus ont su se mobiliser collectivement pour établir une trajectoire financière maîtrisée. »
Des résultats qui sont aujourd’hui tangibles, avec un autofinancement passé « de – 20 000 € en 2024 à plus de 193 000 € en 2025 », un désendettement confirmé sans recours à l’emprunt et une capacité de désendettement maîtrisée à 6,5 ans, bien en‑deçà du seuil d’alerte. « La commune de Saint‑Just n’est même pas dans le réseau d’alerte de la Direction générale des finances publiques », rappelait Souhila Colomines.
Une fiscalité stable : pas d’augmentation d’impôts
S’élevant à 3,86 millions d’euros, le budget primitif communal 2026 s’inscrit dans un contexte national toujours contraint et une dynamique fiscale moins favorable, mais a été construit autour de principes forts, tel que le rappelait Yves Quesada, maire de Saint-Just, en préambule : « Ce budget s’inscrit dans la rigueur et l’ambition pour notre territoire, nous souhaitons maintenir un service public de qualité ».
« Afin de ne pas alourdir la pression fiscale sur les contribuables, il est proposé de maintenir les taux d’imposition au niveau de l’année précédente », poursuivait l’élue aux Finances.
Alors que la fiscalité directe représente près de 49 % des recettes réelles de fonctionnement et que la revalorisation nationale des bases locatives ralentit (0,8 % en 2026), la municipalité a fait le choix de la stabilité. Les taux communaux restent inchangés :
- 45,36 % pour la Taxe Foncière sur les propriétés Bâties (TFB),
- 148,36 % pour la Taxe Foncière sur les propriétés Non Bâties (TFNB),
- 16,92 % pour la Taxe d’Habitation sur les Résidences Secondaires (THRS).
Résidences secondaires : une contribution ciblée et mesurée
Conformément aux possibilités offertes par la loi de finances 2026, le conseil municipal a par ailleurs approuvé une majoration de la Taxe d’Habitation sur les Résidences Secondaires (THRS), fixée à 16,92 %, un taux qui demeure inférieur à la moyenne départementale.
« Cette mesure ciblée, sans impact pour les résidences principales, permet de dégager un produit fiscal supplémentaire destiné à soutenir les priorités locales au bénéfice des habitants à l’année. »
Des dépenses de fonctionnement maîtrisées grâce à une gestion rigoureuse
Entre 2025 et 2026, les dépenses de fonctionnement diminuent de 45 000 € (soit 5,1 %). Une baisse qui est le fruit d’efforts de gestion engagés dès l’année précédente et poursuivis, dont les exemples les plus significatifs sont :
- la renégociation du contrat d’assurance pour les risques statutaires, générant une économie de 35 000 € en 2026 ;
- une nouvelle organisation des illuminations de Noël, concentrées sur le cœur du village, pour un décor plus qualitatif, plus visible et moins coûteux.
Des choix assumés en faveur du service public
Parallèlement, la commune assume des priorités fortes en matière de ressources humaines. Les dépenses de personnel progressent de 2,9 % (+ 54 000 €), traduisant une volonté de consolider les services publics locaux et soutenir celles et ceux qui les font vivre au quotidien, avec par exemple :
- le renforcement du service public de la lecture grâce à l’augmentation du temps de travail de la bibliothécaire, afin d’élargir les horaires et de développer les actions culturelles ;
- la revalorisation du régime indemnitaire des agents, pour reconnaître l’engagement des équipes et garantir équité et cohérence des rémunérations.
« Cette évolution traduit un choix clair de renforcer un service public en direction notamment des plus jeunes » soulignait Souhila Colomines.
Des investissements cohérents et autofinancés
Année de transition, 2026 privilégie un programme d’investissement ciblé, avec 80 000 € consacrés à des équipements utiles au quotidien :
- amélioration des équipements scolaires,
- sécurisation des gradins,
- travaux à la crèche,
- achats de matériel pour les services techniques,
- amélioration du confort dans les bâtiments communaux.
Ces investissements sont financés sans nouvel emprunt, grâce à l’autofinancement dégagé par la section de fonctionnement, traduisant une gestion responsable et durable.
Droit de préemption et participation citoyenne
En marge du vote du budget, le conseil municipal a également approuvé la création de commissions extra‑municipales, afin de renforcer la concertation et l’implication des habitants dans la vie locale.
Quatre commissions ont été instituées :
- Fêtes et festivités ;
- Information et communication ;
- Vie associative et sport ;
- Vie culturelle.
Ces instances consultatives associeront élus, habitants et acteurs locaux, dans un esprit de dialogue, de co‑construction et de proximité.
Autre point de l’ordre du jour, Jérôme Roux, adjoint au Maire délégué à l’Urbanisme, Aménagement du territoire et Voirie est intervenu sur le DPU : « Il est proposé d’instaurer le droit de préemption simple sur l’ensemble des zones urbaines de la commune. Cela permettra à la commune de disposer d’un outil opérationnel pour accompagner la mise en œuvre de projets urbains ; de favoriser le développement de l’habitat et des activités économiques ; de permettre la réalisation d’équipements publics ; d’intervenir dans des opérations de renouvellement urbain ou de lutte contre l’habitat dégradé ; prévoir et valoriser le patrimoine ainsi que les espaces naturels ». Un point adopté à l’unanimité.
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